En 1850, à l’époque où le révérend Henri Belmont Syms occupait le château de La Bocca, le quartier ne comptait qu’une soixantaine d’habitants.
Un vaste territoire agricole
Les habitants résidaient au cœur d’un territoire essentiellement agricole, où se mêlaient des fermes, des mas, des cabanons et des bastides isolées.
Parmi ces propriétés figuraient notamment la Laiterie Vieille, située au Devens, ainsi que la Bastide Rouge, installée près de la butte de Saint-Cassien.
Au pied de cette butte s’étendaient alors de nombreux marécages.
Les rares constructions du quartier
À cette époque, les bâtiments construits dans le quartier étaient encore peu nombreux.
On trouvait notamment une bastide appelée Villa Farigoulette, édifiée près du pont Sainte-Marguerite, ainsi qu’un bastion appartenant à la famille Varaldi.
Une poudrière et un corps de garde avaient également été construits au-dessus des rochers.
Un quartier très peu peuplé
La Bocca ne comptait alors qu’une soixantaine d’habitants, répartis dans un vaste paysage rural, encore très éloigné du quartier urbain actuel.
Une simple ligne de dunes
Tout le quartier n’était alors constitué que d’une simple ligne de dunes.
Cette ligne fut coupée en 1907 afin de permettre le passage de la rue Joseph-Barthélémy.
Les pins de la Croix-des-Gardes descendaient jusqu’à la mer, tandis que toute la plaine située au pied de la colline était encore occupée par des marécages.
Les chasseurs des marécages
Ces espaces humides étaient très fréquentés par les oiseaux et attiraient des chasseurs venus parfois de très loin.
Ils arrivaient en charrette durant la nuit, au milieu des roseaux et des herbes aquatiques, afin d’installer leurs affûts constitués de canisses.
Ils chassaient notamment les canards, les sarcelles et les poules d’eau.
Les chasseurs utilisaient de vieux fusils appelés « canardières ».
L’origine du nom « La Canardière »
Ces anciens fusils de chasse ont donné leur nom à la zone industrielle située entre le Béal et la Siagne, aujourd’hui encore appelée la Canardière.